|
|
Les effigies de Szurek ne renoncent définitivement ni au "noyau dur" de la ressemblance ni à leur "architecture", ne glissent jamais vers des figures anonymes qui se dissolvent ou s'effacent. Certes, parfois, elles ont une expression hallucinante, comme ayant traversé le miroir. Ailleurs, griffés, rayés, raturés, recouverts par des taches et des touches sombres, ces visages sont proches de ceux d'un Rainer ou d'un Bacon. Pourtant, la régularité des traits, la beauté d'une courbe, la perfection d'une structure ovale semblent mettre en doute une véritable volonté destructrice, un réel désir de déformation radicale. Derrière un rideau déchiqueté qui recouvre la figure représentée, au milieu d'un fouillis en apparence chaotique, la face, sa face, resurgit.
Itzhak Goldberg
|
Visage ou portrait
|